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oeuvre(s) musicale(s)

Œuvre de
  • Claudio Gabriele (compositeur)
Participants
  • Jean-Paul Dessy (direction)
  • Ensemble Musiques Nouvelles - Chanteurs issus des Jeunes Voix du Rhin, Jean-Paul Dessy

Claudio Gabriele Les hostilités sont comme les huîtres

Cette pièce de théâtre musical relate la situation paradoxale et humoristique d’une leçon dans un collège au XIXème siècle. Le professeur discute avec trois élèves, un garçon et deux filles, sur tout ce qu’il faut dire en société pour être un homme convenable et aimable. Le texte écrit par Claudio Gabriele, inspiré par des fragments de Gustave Flaubert, décrit l’esprit bourgeois : le triomphe de l’uniformité, le monde saturé de règlements et d’obstacles contre les jouissances, la bêtise. Cette bêtise, inébranlable, permet d’avoir raison de tout, de tout réduire à ses vues, de constater qu’il existe une place pour chaque chose, que chaque chose occupe cette place. Ce qui frappe, c’est que la bêtise n’a pas d’époque et traverse sans altération les années qui nous séparent d’un temps où le Bourgeois n’a jamais été plus gigantesque. La leçon s’achève sur une litanie ironique : « Il faut mettre son cœur dans l’art, son corps où il se trouve bien, sa bourse dans sa poche et son espoir nulle part. »

This piece of musical theater tells a funny, paradoxical story: it’s a lesson in a 19th century school. A teacher is talking to three students, a boy and two girls, about what it takes to be a pleasant, decent person in society. Claudio Gabriele’s text is inspired by Gustave Flaubert and describes the bourgeois outlook: the triumph of uniformity, a world of rules and obstacles to pleasure, stupidity… This unyielding stupidity makes you always right, reduces everything to your own outlook, shows you that there is a place for each thing and that each thing must stay in its place. It is remarkable to see that stupidity is of all periods and has remained, unchanged, throughout the years ever since the time when the Bourgeois was the overwhelming character. The lesson ends on an ironic note: “You must put your heart in art, your body where it feels best, your money in your pocket and your hope…nowhere.”

Concert Atelier Ensemble Musiques Nouvelles

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