3 juin 2025
3 juin 2025
3 juin 2025
3 juin 2025
3 juin 2025
3 juin 2025
3 juin 2025
3 juin 2025
3 juin 2025
3 juin 2025
3 juin 2025
3 juin 2025
0:00/0:00
Rejouer une œuvre de musique mixte du passé, dont la partie électronique a été définitivement perdue, peut s’avérer une entreprise qui implique des difficultés presque insurmontables.
Dans la plupart des cas, on a préféré y renoncer. Poésie pour pouvoir, de Pierre Boulez, créée en 1958 à Donaueschingen, pour trois orchestres, deux chefs et un important dispositif électronique pour l’époque, représente un modèle particulier : en nous basant sur le seul enregistrement monophonique de la création, la thèse de Aï Higashikawa (Conception musicale et enjeux esthétiques dans les relations entre les écritures instrumentale et électroacoustique chez Pierre Boulez, 2018) et quelques rares informations de l’époque, nous avons choisi de mettre à l’épreuve les moyens techniques et intellectuels d'aujourd’hui, avec le but de chercher et mettre au point des méthodes d’analyse et de reconstitution de la partie électronique de l’œuvre, qui pourraient un jour faire revivre aussi d’autres œuvres perdues.
Poésie pour pouvoir demeure non seulement une des toutes premières œuvres de musique mixte de l’histoire, mais surtout un postulat essentiel pour comprendre les autres pièces avec électronique que Boulez composera plus tard.
C’est en 1957, au sein des Bell Telephone Laboratories (Bell Labs) dans le New Jersey aux États-Unis, qu’est produite la toute première musique de synthèse – In the Silver Scale de Newman Guttman – à partir d’un programme mis au point par Max Mathews. Il faudra cependant patienter quelques années pour voir émerger les premières œuvres significatives. Le chercheur et compositeur français Jean-Claude Risset, qui travailla au sein des Bell Labs à deux reprises dans les années 1960, figure parmi les illustres pionniers de la computer music. De défricheur, il devint très vite passeur, jouant un rôle crucial dans le développement de l’informatique musicale en France. Où, quand et comment ont donc été produites les premières musiques de synthèse sur le territoire hexagonal ? Qui sont les pionniers du son numérique « à la française » ? C’est pour tenter de répondre à ces quelques questions que sont organisées ces deux journées de colloque et de concert qui seront particulièrement enrichissantes grâce à la participation de plusieurs grands témoins.
1, place Igor-Stravinsky
75004 Paris
+33 1 44 78 48 43
Du lundi au vendredi de 9h30 à 19h
Fermé le samedi et le dimanche
Hôtel de Ville, Rambuteau, Châtelet, Les Halles
Institut de Recherche et de Coordination Acoustique/Musique
Copyright © 2022 Ircam. All rights reserved.