Ondřej Adámek
trombone, trompette, cor, clarinette, flûte, harpe, 2 percussionnistes, piano, violon, violon II, alto, violoncelle, contrebasse
France, Besançon, Kursaale
Shigeko Hata : soprano et l'Ensemble orchestral contemporain, direction : Daniel Kawka.
Les Karakuri Ningyo sont des poupées mécaniques japonaises typiques de l’ère d’Edo (XVIIe-XIXe siècle). Cette pièce s’inspire plus particulièrement des Karakuri du début du XIXe siècle, de leur aspect naturel, presque humain, et de leur mécanisme d’horloge, très complexe et détaillé.
La pièce se décompose en quatre mouvements. Le premier mouvement prend pour point de départ une vision que j’ai de Hisashige Tanaka (1799-1881), le créateur de ces poupées. Il est devant son miroir, en train de prendre diverses poses pour imaginer les mouvements d’une poupée qui doit représenter un jeune archer. On a ainsi, d’une part, la partie vocale, elle aussi pantomimique et, d’autre part, l’ensemble instrumental, qui joue le rôle du miroir. Très peu de texte dans ce mouvement, seulement quelques mots en français que j’imagine Hisashige Tanaka dire en même temps qu’il travaille : « gesttttte », « justtte », « tttttire », « flèche chevauche flèche », « vise la cible »…
Le deuxième mouvement est une liste détaillée, et en français, des segments de mouvements que cette poupée, représentant un jeune archer, doit exécuter :
- segment un : bras droit vers l’avant
- segment deux : tête tourne
- segment trois : l’avant-bras droit d’un mouvement brusque tire sur la flèche
- etc.
Le troisième mouvement est construit autour de la répétition rapide de mots tchèques, dans leur forme diminutive (d’où l’omniprésence du phonème « tsch »), désignant les pièces détachées du mécanisme de la poupée (kolečko kolečko kolečko kolečko, matička matička matička matička, osička osička osička osička…). Cette litanie répétitive se veut le reflet de la très grande concentration, voire de l’obsession, du créateur de ces poupées.
Le quatrième mouvement est très rythmé et mécanique : c’est la poupée elle-même qui se promène déjà et va sur les routes. Le texte semble là aussi un peu grippé, balbutiant, mais inexorable : poup-p-p-p-pé mec-canique méccanique… L’échantillonneur et l’ensemble instrumental accompagnent avec des bruits divers de mécanismes cliquetants.
Ceci est un extrait. La version complète est disponible à la médiathèque de l'IRCAM.
Cette fiche œuvre a valeur encyclopédique, elle ne reflète pas les collections de la médiathèque de l'Ircam. Veuillez vous référer aux fiches "partitions".
Vous constatez une erreur ?
1, place Igor-Stravinsky
75004 Paris
+33 1 44 78 48 43
Du lundi au vendredi de 9h30 à 19h
Fermé le samedi et le dimanche
Hôtel de Ville, Rambuteau, Châtelet, Les Halles
Institut de Recherche et de Coordination Acoustique/Musique
Copyright © 2022 Ircam. All rights reserved.