Participants
  • Karim Haddad (compositeur, conférencier)

Cette thèse propose d'étudier un nouveau paradigme pour la pratique de l'écriture du temps musical à partir d'un concept de notation dédié à l'écriture de la durée, du rythme, et de la forme musicale. Cette nouvelle approche dite par Unité Temporelle ouvre plusieurs interrogations et problématiques qui se déclinent sur trois principaux axes : la notation des Unités Temporelles, l'opérabilité (représentant le potentiel à créer des formes inédites), et la quantification.

L'écriture et la notation musicale étant intimement liées quant à leur contribution à la pensée musicale même, nous nous interrogerons sur la nécessité de cette écriture par rapport à nos trois axes (la notation des Unités Temporelles, l'opérabilité (représentant le potentiel à créer des formes inédites), et la quantification) et sur son implication (ou pas) dans une nouvelle pensée et pratique de l'écriture du temps. Ainsi, nous nous interrogerons sur l'interaction de cette notation avec un environnement de programmation visuelle qui pourrait être le moyen d'obtenir : une visualisation graphique toujours ``juste'' et la plus cohérente possible, une combinatoire algébrique sur les différentes opérations de transformation du rythme et de la durée, et finalement, un moyen de quantification et de rendu.

Cette présentation tient en trois volets :
Une brève introduction portant sur le concept d'« Unité Temporelle» , suivi de la question de la forme et sa perception en rapport avec la durée. Le dernier volet sera consacré à la réalisation de ces principes dans le contexte de la polyphonie de durées illustré par des exemples musicaux.