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La bouche («the mouth » en anglais) est le seuil entre deux mondes: l’intérieur et l’extérieur.
Il y a cette voix intérieure qui anime chacun de nous – comme un monologue intérieur, une voix off, qui narre inlassablement, refoulée et cachée sous la surface.
Et puis il y a la voix que nous projetons dans le monde – articulations momentanées, discours éloquents ou murmure incohérent et bafouillé. Cette voix sonore est vulnérable, d’une extrême fragilité – un fragment de nous exposé et projeté à l’extérieur de nous, dans l’abysse.
Et il y a un chiasme entre le dedans et le dehors: une dichotomie entre voix intime et voix publique, entre notre monologue interne secret et la voix que l’on envoie dans le monde et qui est entendue.
Et la bouche est ce seuil, incarnant comme un purgatoire.
La pièce interroge : quelle est cette voix intime, qu’y a-t-il là de refoulé, de retenu, de coulant sous la surface ? Et que peut alors être dit, si on peut dire quoi que ce soit?
Le texte est de moi – flux de récitations, avec d’inopinés moments de clarté.
Le travail explore la vaste palette de couleurs et de sons produits naturellement à l’intérieur de la cavité buccale.
La partie électronique est composée intégralement à partir d’échantillons saisis en temps réels de la voix de Juliet Fraser, ainsi que de ma propre voix.
Rebecca Saunders