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Au XVIII siècle, au dire d'Amadeus lui-même - dans le film éponyme de Milos Forman - l'opéra est le seul moyen de comprendre plusieurs personnes qui parlent en même temps. Aujourd'hui, les ordinateurs font cela quotidiennement. La musique, activité empirique quasi-scientifique qui nous vient du fond des âges, recèle t'elle encore quelques mystères à découvrir qui seraient applicables à l'informatique moderne ? En parcourant les pièces musicales telles les arabesques de Debussy ou les thèmes de Jazz de Parker on découvre des mécanismes de tuilages typique de la théorie (très moderne) des semigroupes inversifs. Par rebond, on en déduit des opérateurs originaux de combinaison et de modification de motifs musicaux. Et si on pousse l'exploration un peu plus loin, on a soudainement envie de revisiter complètement la théorie algébrique des langages… Mozart ne nous aurait-il pas tout dit ?
Les structures musicales présentent fréquemment des caractéristiques arborescentes ou hiérarchiques. On connait bien les arbres rythmiques subdivisant des unités temporelles, ou encore, peut-être à plus grand échelle, de nombreux exemples d'organisation hiérarchique de formes musicales. Les arbres ont par ailleurs été largement étudiés en informatique, mais peu d'applications musicales fortes ont été issues de ces recherches. Cette séance nous donnera un panorama de récents travaux réalisés dans ce domaine.
Séance organisée en partenariat avec l'INRIA.