June 3, 2025
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Entre les premières explorations de l’IA artistique au fond des labos dans les années 1960 et l’irruption actuelle des outils de deep learning dans le grand public, près de soixante ans se sont écoulés, installant de nouvelles relations entre l’humain et l’algorithme. Mais l’imaginaire sonore convoqué par la machine a-t-il vraiment changé ?
Cette discussion tirera parti de la parution récente de L’art au temps de l’IA – Générer, critiquer, créer (Éditions du Centre Pompidou, juin 2025) qui réunit des contributions de chercheurs, de musiciens et d’historiens de l’art.
C’est en 1957, au sein des Bell Telephone Laboratories (Bell Labs) dans le New Jersey aux États-Unis, qu’est produite la toute première musique de synthèse – In the Silver Scale de Newman Guttman – à partir d’un programme mis au point par Max Mathews. Il faudra cependant patienter quelques années pour voir émerger les premières œuvres significatives. Le chercheur et compositeur français Jean-Claude Risset, qui travailla au sein des Bell Labs à deux reprises dans les années 1960, figure parmi les illustres pionniers de la computer music. De défricheur, il devint très vite passeur, jouant un rôle crucial dans le développement de l’informatique musicale en France. Où, quand et comment ont donc été produites les premières musiques de synthèse sur le territoire hexagonal ? Qui sont les pionniers du son numérique « à la française » ? C’est pour tenter de répondre à ces quelques questions que sont organisées ces deux journées de colloque et de concert qui seront particulièrement enrichissantes grâce à la participation de plusieurs grands témoins.