June 3, 2025
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Cette présentation reviendra sur la méthodologie que nous avons développée pour reconstruire et interpréter la version abandonnée pour vibraphone et électronique d’…explosante-fixe… de Pierre Boulez, une œuvre en constante évolution entre 1976 et sa dernière exécution en 1990. À travers des recherches archivistiques à la fondation Paul Sacher à Bâle et à la Südwestrundfunk (SWR), et en s’appuyant aussi sur des entretiens avec Jean-Claude Forestier – le vibraphoniste qui a créé l’œuvre –, nous avons analysé les raisons de l’abandon de cette version et la vision qu’avait Boulez de l’électronique, initialement conçue par Hans Peter Haller, puis mise à jour par André Richard. Grâce au soutien du Centre interdisciplinaire de recherche en musique, médias et technologie (CIRMMT) à Montréal, nous avons pu recréer l’électronique originale dans un patch Max, proposant à la fois une réalisation historiquement informée et une perspective contemporaine sur son interprétation.
Cette présentation abordera les défis liés à la reconstruction de l’électronique à partir de sources fragmentaires, les méthodologies employées ainsi que les implications plus larges pour la restauration d’autres œuvres électroacoustiques.
C’est en 1957, au sein des Bell Telephone Laboratories (Bell Labs) dans le New Jersey aux États-Unis, qu’est produite la toute première musique de synthèse – In the Silver Scale de Newman Guttman – à partir d’un programme mis au point par Max Mathews. Il faudra cependant patienter quelques années pour voir émerger les premières œuvres significatives. Le chercheur et compositeur français Jean-Claude Risset, qui travailla au sein des Bell Labs à deux reprises dans les années 1960, figure parmi les illustres pionniers de la computer music. De défricheur, il devint très vite passeur, jouant un rôle crucial dans le développement de l’informatique musicale en France. Où, quand et comment ont donc été produites les premières musiques de synthèse sur le territoire hexagonal ? Qui sont les pionniers du son numérique « à la française » ? C’est pour tenter de répondre à ces quelques questions que sont organisées ces deux journées de colloque et de concert qui seront particulièrement enrichissantes grâce à la participation de plusieurs grands témoins.