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Les sons synthétiques intéressaient-ils vraiment Jean-Claude Risset ? Ne peut-on entendre la majorité de ses œuvres mixtes comme des œuvres pour instrument augmenté ? Des pièces comme Saxatile (1993) ou Nature contre Nature (2004) se présentent d’abord comme des extensions de l’instrument, mettant en exergue certaines propriétés acoustiques dans le premier cas, un certain nombre de gestes typiques dans le second.
Ne peut-on pousser plus loin le raisonnement et entendre Sud comme un développement de la « photographie sonore » du début de la pièce ? Enfin, remarquer qu’une de ses œuvres emblématiques, Duo pour un pianiste (1989), se débarrasse complètement des haut-parleurs ?
Les créations de Risset se frottent toujours à la réalité : on peut donc les concevoir comme des automates qui en recréent une partie tout en soulignant la référence.
Ainsi, Risset se réfère constamment au paradigme de l’interaction. A la fin des années 70, Joël Chadabe décrivait la boucle d’interaction comme un élément fondamental de la pratique et de la création musicales ; le fait que les machines puissent s’insérer dans cette boucle leur donnait un pouvoir énorme. Ce phénomène est sans doute l’une des clefs de la création musicale de Jean-Claude Risset.