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Un calcul doit se terminer: dès sa naissance avec Turing, l’informatique prend en compte le temps. Le temps est alors une ressource et l’informaticien l’organise dans ses langages autour des figures de la succession, de la simultanéité et de la durée. Cette grille d’analyse reste cependant limitée.
D’abord parce que ces trois notions n’épuisent pas les formes du temps en informatique – logique ou réel, événementiel ou continu, linéaire ou arborescent... – pas plus que ses usages comme par exemple la pro- duction de temps dans le temps et à temps en informatique musicale.
Ensuite parce que si le temps est une ressource pour les systèmes informatiques, ceux-ci doivent de plus en plus interagir avec nous et notre temps vécu. Le calcul du temps devient alors un processus ouvert qui doit nous saisir sur le vif. Et l’informaticien se confronte alors à d’autres dimensions du temps comme le mou- vement, la mémoire et l’apprentissage, l’attente et l’anticipation.
Arshia Cont est chercheur à l’Ircam et responsable scien- tifique de l’équipe-projet MuSync, un projet commun entre l’Ircam, le CNRS et l’Inria pour l’étude et le développement des processus synchrones et temps réel en informatique musicale. Il est l’auteur du logiciel Antescofo, lauréat du prix spécial du jury du magazine La recherche en 2011. Son travail de thèse, soutenu en 2008 en cotutelle entre l’université de Californie à San Diego et l’UPMC, a reçu le prix SPECIF/Gilles Kahn décerné par l’Académie des sciences en 2009. Depuis 2012 il est également directeur du département Interfaces recherche/création à l’Ircam.
Jean-Louis Giavitto, directeur de recherche CNRS, travaille sur les modèles de programmation non conventionnels, l’uti- lisation de notions temporelles et spatiales dans les langages de programmation et la simulation de systèmes dynamiques à structure dynamique. Il a rejoint l’Ircam en 2011 où il tra- vaille sur l’écriture du temps et l’interaction en informatique musicale, après avoir appliqué ses recherches à la simulation massivement parallèle (université d’Orsay), et à la morpho- genèse, la biologie des systèmes et la biologie synthétique (université d’Évry).